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Affichage des articles du 2019

« LE GOUVERNEMENT PEUT FAIRE PLUS», Jean Yves Abonga, président de l’Intersyndicale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire (IFCI)

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« LE GOUVERNEMENT PEUT FAIRE PLUS», Jean Yves Abonga, président de l’Intersyndicale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire (IFCI) Aujourd’hui, peut-on dire que les fonctionnaires de Côte d’Ivoire se portent bien ? L’Intersyndicale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire (IFCI) a été mise en place pour améliorer les conditions de travail de ses membres et assurer la défense de leurs intérêts. C’est dans ce sens que nous avons mené la lutte pour aboutir à la révision de la réforme sur la pension de retraite. C’est dans ce sens que nous avons amené le gouvernement prendre 5 mesures, dont le payement des allocations familiales, la prise en compte de la majoration pour famille nombre, etc. Tout cela est effectif aujourd’hui. En plus, il y a la revalorisation indiciaire, le stock des arriérés. A ce sujet, le gouvernement paye depuis 2018,  17,5 milliards FCFA aux fonctionnaires concernés. Vous avez à côté, l’intégration des agents journaliers à la Fonction publique, qui est un acquis...

« BEAUCOUP RESTE A FAIRE POUR LES ENSEIGNANTS DE CÔTE D'IVOIRE": Abba Eban, Membre du directoire de l’Intersyndicale de l'enseignement préscolaire et primaire de Côte d'Ivoire (ISEPPCI)

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Après   à la journée mondiale des enseignants, Abba Eban, membre du directoire de l’Intersyndicale des enseignants du préscolaire et primaire de Côte d’Ivoire (Iseppci) revient sur les acquis et le chemin qui reste à parcourir . Le 5 octobre a eu lieu la journée mondiale des enseignants. Peut-on dire qu’en Côte d’Ivoire, il y a eu des avancées dans l’amélioration de vos conditions de vie et de travail  ?   Il faut reconnaître que sur le plan financier, il y a eu d’énormes acquis. Grâce notamment aux avancements décidés par le président de la République en 2015, certains enseignants sont passés sur le plan salarial du simple au triple. Ça, c’est   à saluer. Hormis cela, en revanche, les problèmes des enseignants sont restés pour la plupart irrésolus. Vous avez, entre autres, la question des indemnités de logements qui revient de plus en plus, parce que se loger devient très difficile en Côte d’Ivoire. Le coût de la vie a fini par rattraper et même dépasser l...

« LES SYNDICATS NE SONT PAS DES PARTIS D'OPPOSITION », Prof. N’Guessan Kouamé, secrétaire national de la Cnec

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Dans cette interview explosive, le secrétaire national de la Cnec tire à boulet rouge sur la Deco, les présidents d’universités et un responsable de commission. La concertation nationale sur l’enseignement supérieur s’est tenue du 17 au 19 juin dernier, à Abidjan. Une concertation à laquelle vous avez pris part. aAvez-vous été satisfaits des résolutions  ? Nous tenons d’abord à dire merci au ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Dr Albert MabriToikeusse, qui nous avait promis cette rencontre et qui a tenu parole. L’autre élément sur lequel nous voulons attirer l’attention de tous, c’est qu’il y a eu 5 commissions, pendant les débats.Mais nous n’avons pas été associés à la commission sur la gouvernance universitaire, dirigée par Prof. Gourin Germain, par ailleurs directeur de l’Enseignement supérieur. Il n’était pas question de venir une nouvelle fois statuer sur la gouvernance lors de cette concertation. Parce que c’est un point s...

LE PHÉNOMÈNE DES ''ENFANTS EN BANDES'' INQUIÈTE

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On ne sait pas exactement où les situer. De plus en plus d’enfants investissent les lieux publics, à l’occasion des fêtes ou tout autre évènement s’y rapprochant. Et parfois, c’est la pagaille après leur passage. Faut-il s’en inquiéter  ?   Pendant la fête de ramadan, l’hyper marché Cosmos de Yopougon était au centre des attractions. Ses magnifiques lumières, les rayons affriolants, les airs de détentes et surtout les friandises, n’ont laissé personne indifférent. Parmi les visiteurs, il y avait des hordes d’enfants venus également visiter les lieux. D’après le témoignage de plusieurs personnes, dans les minutes qui ont suivi leur visite, les caissières ont constaté que plusieurs biscuits manquaient à l’appel. Avant même de sonner l’alerte, la bande avait pris la poudre d’escampette. Dans la mêlée de visiteurs qui avait envahi les lieux, ils s’en sont tirés à bon compte. Si la scène arrache des sourires, elle représente malheureusement la face sordide d’un phénomène so...

« POURQUOI LES ENFANTS SE BALADENT EN BANDES»: Dr #Karamoko Vasséko#, sociologue à l’université F.H.B, spécialiste en sociologie de l’Education

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A travers cet entretien, Dr Karamoko Vasséko apporte son œil de sociologue à un problème de société dont on aimerait connaitre les causes . Pendant les fêtes ou les événements, on retrouve de plus en plus les enfants en bandes, investir les lieux publics. Par quoi cela s’explique  ? Je parlerais plutôt d’acteurs au lieu d’enfants. Des acteurs en situation de vie. D’un point de vu de la sociologie, sachez qu’il n’y a pas de phénomène naturel. Tous les phénomènes sont sociaux, fruits des interactions sociales. Dans le contexte actuelpar exemple, vous conviendrez avec moi que la fête est un fait social qui fait partie des activités de l’homme, liée à la temporalité mais aussi à la religion, selon les contextes.La fête est un moment de sociabilité intense, un moment d’extase, de relâchement des règles. Tous les acteurs sont libérés. Ce qui sous-tend cela, c’est le fait de jouir pleinement de la période. Il y a donc un desserrement des structures d’éducation sur chacun des act...

''AUCUN HOMME POLITIQUE NE POURRA MANIPULER LA FESCI'': #Allah Saint-Clair# alias ‘‘National Makélélé’’, nouveau SG de la FESCI

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Allah Saint-Clair alias ‘‘National Makélélé’’, secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci)  : « Personne ne pourra manipuler la Fesci » Fraîchement élu à la tête de l’une des plus grandes associations d’élèves et d’étudiants d’Afrique de l’ouest, Allah Saint-Clair, ne veut pas tout à fait rompre avec la politique de son prédécesseur, Assi Fulgence Assi. Mais il compte tout de même innover . Vous avez été élu à la tête de la plus importante association d’élèves et d’étudiants de Côte d’Ivoire. En quoi comptez-vous vous distinguer de vos prédécesseurs ? Mon projet à la tête de la Fesci va s’articuler autour de deux volets. Le premier volet concerne la Fesci elle-même. Nous allons construire pour notre organisation un siège de plus de 500 places assises avec une salle de conférence. Vous n’êtes pas sans savoir que le siège de la Fesci a été rasé après la crise postélectorale.   Aujourd’hui, il est temps po...

«LE RECRUTEMENT DES ENSEIGNANTS CONTRACTUELS EST UNE BOMBE A RETARDEMENT" #Abdoulaye Goro#, enseignant,

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Avec les compositions qui ont eu lieu ce week-end, le recrutement exceptionnel des instituteurs adjoints et enseignants des lycées et collèges, continue d’alerter les acteurs du milieu . Le gouvernement vient de lancer le recrutement exceptionnel de 10300 enseignants. Que vous inspire cette idée  ? Depuis deux ans, malheureusement, nous avons une certaine expérience de ce que ce type de recrutement a donné. Pour tout vous dire, ce n’est pas du tout fameux. Et nous avons de grosses inquiétudes sur l’avenir de l’école. Le gouvernement inscrit cela dans le cadre de sa politique sociale. Il s’agit de donner du travail aux jeunes. N’est-ce pas une action à saluer ? Sur le plan social, nous avons toujours salué cette idée. Mais c’est lorsqu’on vient sur le terrain de l’école qu’il y a problème. Ce recrutement, il faut que le gens le comprenne, est politique. C’est un but politique que le gouvernement poursuit en le lançant. Ce n’est pas un but éducatif. La que...

"COMPTES DES ENSEIGNANTS BLOQUES: NOUS AVONS PORTE PLAINTE CONTRE NOS BANQUIERS" PACOME ATTABY, PORTE-PAROLE DE LA COSEFCI

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Pacôme Attaby, porte-parole de la Coalition des syndicats du secteurs éducations/formation de Côte d’Ivoire (Cosef-CI)  : « Nous sommes traqués comme des bêtes » Objet de toutes les attentions aujourd’hui, la Cosef-CI entame son troisième mois de grève au secondaire et au primaire. La pression au sommet de l’Etat et l’opinion de la population ne semblent pas dissuader Pacôme Attaby, le leader de la coalition . Après environ deux mois de grève, vous ne faiblissez pas. L’une des trouvailles du gouvernement a été de geler certains comptes. Quel est l’état actuel de la situation  ? Nous disons que c’est le statut quo. Nous n’avons toujours pas été appelés à la table des discussions. Et nos comptes sont toujours gelés.   La ministre de l’Education nationale, Kandia Camara, a promis à certains de nos camarades que s’ils reprenaient les cours, elle dégèlerait leurs comptes. Mais le nombre de comptes gelés a augmenté. Nous étions à environ 50...