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Gastronomie : Le “cabrinini” prend le pouvoir à Abidjan

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Publié en juillet 2010 La soupe de cabri, considérée par certains comme un aliment ordinaire, est presque devenue un phénomène de mode dans les restaurants à Abidjan. Encore appelé « cabrinini » par ses nombreux gourmets, cette cuisson est une nouvelle façon de faire aimer la viande de cabri rejetée par beaucoup d’Ivoiriens. Reportage. Un jour, un homme est arrivé au Trainou, il a scandé à la vendeuse qui lui a proposé un plat : «quoi, du cabri ? Je n’en ai jamais mangé et jamais je n’en mangerai». La vendeuse, impassible, lui a demandé d’essayer quand-même car c’est du bon. Le client a longtemps hésité. Mais lorsqu’il a goûté à la soupe de cabri bien pimentée qu’on lui a servie, il est revenu le lendemain accompagné de sa femme. Le couple a commandé du cabrinini. «Depuis, ce monsieur est devenu un client fidèle du resto », explique Christelle, l’une des serveuses. A chaque fois qu’il y met les pieds sous les hangars en paille, c’est la soupe de cabri que ce monsieur déguste avec ...

SUR LES TRACES DU COMMANDO TERRORISTE

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Publié en mars 2016 24 heures après l’attaque sanglante de Grand-Bassam, les propriétaires des hôtels pris pour cibles font des révélations . L’explosion est sourde et tonitruante. On peut l’entendre à un kilomètre à la ronde. Au-dessus de la plage qui longe l’Etoile du sud, Warf hôtel et Les paillotes, un essaim de charognards affolés, survole le sable en tournoyant. Les personnes qui se trouvent au Warf ce matin, sont figées, l’oreille tendue. « C’est quoi ce bruit ? », s’enquiert quelqu’un, prêt à prendre ses jambes à son cou. Un militaire présent sur les lieux sourit, dresse bien son béret sur la tête et lance en sortant : « c’est l’unité de déminage ». Depuis le matin, cette branche intrépide des forces de l’ordre a quadrillé la plage. Un cordon de sécurité a été mis en place devant l’hôtel Etoile du sud, où personne ne peut entrer. De même, aucun civil ne doit avoir accès à la berge. Le motif ? Des grenades ainsi que des expl...

LES JEUNES PRODIGUES DU JAZZ FUSION

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Publié en mars 2018 Après la sortie du groupe #Yakomin# sur le marché, l’Insaac s’apprête à créer un autre groupe musical . Ce jeudi, sur l’une des terrasses de l’Institut n ational supérieur des arts et de l'action culturelle  (#Insaac#), les notes saisissantes d’un balafon qui alternent agréablement avec celles d’un tam-tam,  incitent à prêter l’oreille. Sous cette mélodie, on peut entendre également les douces vibrations des cordes d’une kora. Une trompette encense le tout. De plus près, ce sont quatre garçons en pleine répétition. Quelques étudiants de l’Insaac qui ont sûrement fini les cours, viennent les écouter avant de rentrer. Pour la plupart, ces artistes en herbe ne sont pas inconnus. Ce sont des étudiants de l’établissement supérieur public, tout comme eux. Quatre personnes sur cinq pourraient qualifier leur musique de jazz tout court. Mais la cinquième personne ferrait attention à cet assemblage d’instruments traditionnels et modernes, à cette manière a...

‘’Enfants microbes’’ : LA PSYCHOSE GRANDIT!!!

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Publié en août 2015 Alors qu’on approche de l’élection présidentielle, le phénomène des ‘’enfants microbes’’ continue de terroriser les Abidjanais. Pourquoi ? Comment l’éradiquer ? Dossier.   C’est le témoignage d’un ami qui veut aller voir la famille à Abobo. L’oncle qu’il appelle lui demande de laisser chez lui les objets de valeurs avant de venir ; et surtout, d’avoir un œil de faucon. « Si tu aperçois des gens en train de fuir, cours mon petit et ne te retourne pas !» Là où certains discuteront des cadeaux à apporter pour la famille, ces deux-la parlent de consignes de sécurité. Et c’est parfois une question de vie ou de mort. Non, Abobo n’est pas en guerre. Les armes se sont tuent depuis la fin de la crise postélectorale. Ce dont on parle aujourd’hui, c’est   d’une nouvelle forme de banditisme qui était jusque-là inconnue des annales de la police et de la justice ivoirienne. Des gosses, des jeunes, dont l’âge varie entre 8 et 25 an...

IL FAUT SAUVER LA CITE ADMINISTRATIVE

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 Publié le 29 septembre 2014 Erigée en véritable vitrine du pays dans les années 1970 et 1980, la cité administrative du Plateau constitue le plus récent témoin du «  miracle ivoirien  ». Ses flamboyantes tours étaient considérées comme un motif de fierté pour les Abidjanais. Elles faisaient monter des larmes de joie aux yeux et on pouvait presque voir son propre reflet sur les murs radieux. Mais ça, c’était avant. Aujourd’hui, les édifices ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes. Dans la cour, la pelouse peine à retrouver de la fraîcheur. Par endroit, les trous au sol ne dérangent plus. Sur les flancs et les façades des immeubles, le revêtement des murs s’effritent. Au rez-de-chaussée, à la tour A, par exemple, les ornements des plafonds tombent en ruine. Cassé à plusieurs endroits, le carrelage sous les pieds inquiète. Vieillots,   surexploités, les ascenseurs sont tout le temps en panne. A certains étages, dans les tours D, C ou B,   l’humidité fait rég...