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Affichage des articles du 2020

« POURQUOI CERTAINS FONCTIONNAIRES N'ONT PAS ENCORE LEURS CACHE-NEZ»: Apollinaire Tapé Djédjé

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Après plusieurs mois dans le silence le Cosyfoci revient sur la situation générale des fonctionnaires, avant et pendant la covid-19 . La protection des fonctionnaires pendant cette pandémie est-elle une réalité dans les services  ? Il faut dire que c’est une pandémie qui a surpris tout le monde. Nous avons appliqué les mesures prises par le gouvernement, via les notes de service rédigées par les différents chefs de service. Entre autres, la rotation dans les services. Il y a eu des initiatives propres dans chaque service, qui créaient des conditions d’hygiène. C’est par la suite que l’Etat a créé les conditions pour que nous puissions bénéficier de cache-nez.   La double vacation a-t-elle été une réussite  ? Dans la majorité des cas, la double vacation a été appliquée, dans les services. Le ministère de la Fonction publique était l’exemple type.    Les cas de contaminations sont-ils légions dans les services  ? Aujourd’hui, il y a toujours...

«COMMENT DES GENS, DANS LES HÔPITAUX, CONTAMINENT LES MALADES»

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Alors que la pandémie à coronavirus continue de sévir, l’attitude de certains travailleurs dans les hôpitaux et cliniques est décriée .   Quel est votre rôle dans la gestion de la pandémie à coronavirus  ? Les techniciens supérieurs de la santé, interviennent dans la gestion opérationnelle des pharmacies dans les hôpitaux publics, sous la supervision des pharmaciens. De ce fait, nous jouons un rôle très important. La pharmacie est le poumon de l’hôpital, c’est nous qui injectons le sang dans le système sanitaire, qui approvisionnons les services en intrants, en médicaments. Les préparateurs et gestionnaires en pharmacie ont pour rôle de mettre les outils pour leurs protections et la prise en charge des malades de la Covid-19, ils doivent faire en sorte que ces médicaments soient disponibles.   Est-ce le cas depuis le début de la pandémie  ? Il y a eu trois périodes. D’abord, l’arrivée de la pandémie qui a véritablement surpris le monde entier. Chacun a eu...

"S'IL Y A ENCORE DES MORTS, NOUS ALLONS DEMANDER LA DÉMISSION DU MINISTRE"

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Dans cet entretien, le président de la fédération des ONG de développement en Côte d’Ivoire (Fedoci) et aussi, de l’Union africaine des ONG de développement (Uaod),  Satigui Koné, revient sur la gestion de la crise sanitaire . Aujourd’hui, avec le contexte actuel de coronavirus, les ONG sont-elles leur mot à dire ? La société civile est avant tout une émanation de la population. Les Organisations de la société civile ont mené des actions dans le cadre global de la riposte qui a été conduite par les Etats avec plus ou moins de succès. Nous pensons que la société civile doit désormais prendre davantage d’initiatives dans la lutte contre la pandémie qui continue de gagner du terrain dans la plupart des pays africains alors qu’avec la timide reprise des activités économiques, les dirigeants seront beaucoup plus préoccupés par la rechercher de solutions en vue d’endiguer la récession mondiale qui se fait menaçante. En tant que président de la FEDOCI, commen...

"LA HAUSSE DES CONTAMINATIONS EST DUE AU LAXISME DE L'ETAT" : Marius Comoé, président du Conseil national des organisations de consommateurs (CNOC)

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Le Conseil national des organisations de consommateurs est par essence, l’instance chargée de la gestion et de la régulation de l’activité de consommateur de Cote d’Ivoire. Dans cet entretien, son président revient sur la crise sanitaire . La reprise des activités à été ordonnée en Côte d’Ivoire, dès début juin. Aujourd’hui, direz-vous que cette décision a été précipitée  ? J’estime que nous sommes un pays pauvre et très endetté. Nous avons nos réalités. En tant que tel, il n’était pas judicieux de programmer notre retour à la normal en se basant à peu près sur ce que font les Européens.   En décidant de déconfiner les Ivoiriens très tôt, nous avons mis la charrue avant les bœufs. Aujourd’hui, nous le voyons tous, c’est une véritable dérive. De chiffres en nette régression, nous sommes passés à des chiffres en pleine croissance. En vérité, les chiffres font peur. Croyez-vous que l’ouverture des écoles aurait pu attendre un peu ? Ça été une grosse erreu...

« L’ECOLE NE DOIT PAS ETRE UN NID D'INFECTIONS»: Ekoun Kouassi, secrétaire général national du Syndicat national des enseignants du second degré de Côte d’Ivoire (Synesci)

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Depuis la réouverture des établissements scolaires sur l’ensemble du territoire national, la crainte que les écoles deviennent des foyers d’infections hante les enseignants. Dans cet entretien, Ekoun Kouassi, le leader de l’un des plus vieux syndicats d’enseignants de Côte d’Ivoire dépeint la situation dans les classes . Comment se déroule la reprise des cours dans les écoles, du point de vu des enseignants  ? L’ouverture des établissements primaires et secondaire a débuté le 8 mai dernier à l’intérieur du pays. Vu la situation sanitaire, les enseignants avaient posé des conditions. Parmi ces conditions, ils avaient exigé que chaque enseignant soit doté de masques de protection, qu’il y ait suffisamment de point d’eau dans les écoles pour le lavage des mains. Le gouvernement avait promis 50 masques pour chaque enseignant. Mais cette promesse n’a jamais été tenue. Les autorités avaient promis corriger les défaillances constatées à l’intérieur pour rendre l’ouve...

HADJ 2020: LE SPECTRE D'UNE ANNULATION HANTE LES ORGANISATEURS

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Fin janvier, lorsque le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation procédait au lancement du Hadj 2020, Touré était loin de se douter que   4 mois plus tard, il serait réduit à espérer un concours de circonstances pour fouler la Terre Sainte. « On nous a demandé de rester à l’écoute. Si la situation sanitaire s’améliore, je pense que nous allons entamer le voyage, mais cela ne dépend que de Dieu », explique ce transporteur dans la soixantaine qui veut accomplir le 5 ème pilier de l’islam, le énième dans sa grande famille, pieuse dans l’âme.   Comme lui, près de 7000 personnes inscrites dans le contingent étatique pour le Hadj 2020, attendent d’être situés sur un probable départ pour l’Arabie Saoudite. L’imam Bacounadi Ouattara a une poignée de proches parmi ces probables El Hadj et Adja. « Certains sont ici, d’autres sont à Bouaké. Ils ont tous fini leurs inscriptions et attendent », explique l’imam de la mosquée de la Maison d’...